Objectifs de la formation:
- Comprendre l´importance de la négociation interculturelle en commerce international.
- Définir les patrons culturels internationaux.
- Savoir incorporer des stratégies de management interculturel dans nos relations internationales.
Résumé du cours Négociation interculturelle:
La culture et la société globale. Stratégies dans nos relations internationales Cross-cultural. Cultures à contexte fort et faible. Hoffstede, Hall, Trompenaars.Toute personne ayant des activités internationales (exportations, filiales, déplacements, etc.) travaille avec des personnes de différentes langues et
cultures. Plus on connaît la culture et plus on a de possibilités d'éviter les conflits interculturels. On pourrait considérer qu'il existe deux
manières de connaître la culture.
- Connaissance réelle. Est celle que l'on peut apprendre et c'est la plus facile. Connaître la signification des couleurs, des goûts, des tabous, etc. de chaque culture. Par exemple, si nous nous référons aux statistiques sur
la religion au Sénégal, il y a une forte proportion de la population musulmane.
Ainsi, nous identifierons automatiquement les patrons culturels de type "musulman", mais seule la connaissance réelle du pays nous apprendra ce qui se
cache derrière toute croyance religieuse qui continue d'avoir une importance vitale: l'animisme.
- Connaissance interprétative. Celle-ci est beaucoup plus subjective, étant donné qu'elle nous indique la capacité que nous avons à comprendre, apprécier, percevoir et accepter les nuances des multiples cultures.
Exemple du cours Négociation interculturelle:

Le simple exemple du nombre de produits nous permet de comprendre l'importance de la diversité culturelle. Un nombre parfait pour notre marché
peut être désastreux pour un autre marché. Mitsubishi possède tout un terrain appelé au Japon "Pajero". Évidemment, sur le marché espagnol ce model est appelé
autrement: "Montero". Une automobile lancée par la maison Chevrolet se nommait "NOVA". Pour un espagnol, cela paraîtrait curieux que ceci soit le nom d'un
magnifique utilitaire. Le comité organisateur des Jeux Olympiques de Barcelone avait choisi le nom "SCIFO" pour l'un des services techniques des journalistes, alors que chez les Italiens ceci rappelle le mot "dégoût".
Il existe des théories (Hall, Hoffstede, Trompenaars, etc.) qui nous aideront à comprendre, mais c'est un élément très complexe, puisqu'il dépend de nos
connaissances et de notre expérience. S'il est possible d'apprendre certaines choses, d'autres ne sont maîtrisables qu'à l'aide d'un contact direct avec les
gens. De ce fait, il est recommandé dans le cas où nous n'aurions pas cette dernière possibilité, de travailler en collaboration avec un expert en marketing
du pays. Personne ne connaît mieux sa propre culture qu'un natif. Comme nous l'avons noté précédemment, il existe des théories et des études qui nous
permettent de mieux cerner la négociation interculturelle.
Par exemple, l'anthropologue Edward Hall définit deux types de culture, en fonction du contexte:
- Cultures à contexte fort. Les phrases ont moins d'importance que le contexte. Dans ces cultures, on utilise moins les documents
légaux, la parole est déterminante, ce qui fait que les négociations sont beaucoup plus lentes. Le statut social et la connaissance sont également des
facteurs clés. Le Japon, une grande partie de l'Asie, l'Afrique, les pays arabes et en général tous les
pays latins, sont des exemples de ces cultures. Dans ces cultures, les affaires sont beaucoup plus lentes, il est donc
nécessaire d'instaurer une relation personnelle, qui établira une certaine confiance entre les parties.
- Cultures à contexte faible. Les phrases transmettent la plus grande partie des informations, les messages sont explicites. Les documents légaux sont
indispensables. L'Europe (pays anglo-saxons) et les États-Unis sont des exemples de ces
cultures. L'affaire est rapidement analysée.
Comprendre le concept des cultures à contexte fort et faible est une première
approche pour mettre en place nos négociations et communications
internationales. De toute évidence, une personne issue d'une culture à
contexte faible aura plus de facilité pour négocier avec une personne du même
milieu, ce qui ne sera pas forcément le cas avec une personne de culture à
contexte fort.
Le temps mono chronique signifie que l'on ne fait attention qu'à une
seule chose en même temps. Le temps poly chronique veut dire que l'on
est impliqué dans beaucoup de choses à la fois.
Théorie de Hofstede. Elle est basée sur le fait que les cultures des
pays peuvent se comparer entre elles, en utilisant quatre paramètres.
- DISTANCE AU POUVOIR (HIÉRARCHIQUE). Mesure le degré auquel les membres les
moins puissants d'une société acceptent que le pouvoir soit distribué
inégalement.
- GROUPE. Mesure le degré auquel les individus d'une société se groupent.
Ainsi, nous avons des cultures d'individualistes (chaque individu s'occupe de
ses problèmes ou de ceux de sa famille: Europe) et des cultures collectivistes (les membres du
groupe agissent de façon conjointe: Afrique).
- MASCULINITÉ / FÉMINITÉ (LE DEGRÉ D'INDIVIDUALISME). Dans la première
catégorie, on espère que l'homme soit compétitif, celui qui a du succès tandis
que pour la femme on espère qu'elle se consacre aux soins de la famille. La
féminité est un type de société dans laquelle les rôles de l'homme et de la
femme se superposent.
- ÉLOIGNEMENT DE L'INCERTITUDE (DEGRÉ D'INCERTITUDE OU REFUS DE
L'INSÉCURITÉ). Mesure le degré avec lequel les individus d'une société ne se
sentent pas à l'aise devant des situations anormales ou incompréhensives. La
réaction face à cette situation peut être violente et réactionnaire ou passive
et tolérante.
Cependant, cette théorie sert seulement pour les pays "occidentaux". Dans
d'autres pays, il faudra introduire d'autres critères (religion, honte, ordre, etc.)
Dans tous les cas, nous devrons adapter notre technique d'approche en
fonction de la culture des personnes côtoyées.

C'est indéniable que la religion influence en grande partie l'échelle
des valeurs des individus, dans les coutumes, dans les manières d'agir et par
conséquent de la façon de négocier.
LES RELIGIONS LES PLUS IMPORTANTES (Estimations en millions de personnes)
- MONOTEISTES:
CHRISTIANISTES (2.000): CATHOLISME (971), PROTESTANTS (351), ORTHODOXES (250)
JUDAISME (17)
ISLAME (1.300)
- POLITEISTES
CONFUCIONNISME (6)
INDOUISME (900)
BOUDISME (300)
SINTOUISME (3)
En occident il y a une grande méconnaissance et souvent une
incompréhension de l´Islam, même si on pense que la proximité
géographique, philosophique (héritage grecque) et également religieuse
(Abraham), entre le christianisme et l'Islam est proche. Une erreur
fréquente est de parler de mahométisme, de plus d'être une erreur grave cela
peut être offensif. L'explication est simple, Mahomet n´a crée aucune
religion, la religion a été crée par Dieu, et Mahomet est le seul messager.
Parler de mahométisme est une erreur qui peut faire penser que l'Islam se
centre sur une personne (Mahomet) et non sur un dieu (Alla). Le nom d'Alla, vient de "alIlah", le Dieu, c'est à dire, l´unique Dieu. En hébreux c'est
Élohim. Observer la similitude entre c'est expressions. Le mot Islam, est
dérivé de la racine "s-l-m", ce qui signifie paix, mais aussi peut être
interpréter comme une soumission à Dieu.
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